29 décembre 2009
BONNE ANNEE : ATELIER PHILO de janvier
Séance du jeudi 7 janvier à 18h30 MJC du LAU, 81 avenue du Loup, PAU
Suite de notre cycle sur "Philosophie de la vie psychique" : la personnalité psychique et le désir : en quoi le désir est-il expressif de la personnalité?
Cette aventure des ATELIER a commencé en janvier 2009, et s'est déroulée avec succès tout au long de l'année, grâce à la constance et la fidélité d'un public enthousiaste. Je me réjouis de poursuivre avec vous cette expérience de réflexion libre et engagée.
A très bientôt.
18 novembre 2009
Les JEUDI PHILO de PAU : décembre
ATELIER PHILO : Premier jeudi du mois - 3 dec- à la MJC du LAU, 81 avenue du Loup, cafétéria, de 18h30 à 20h30.
Cycle de l'année : " Philosophie de la vie psychique"
Thème de la séance : " Que savons-nous de notre désir?" Pulsion, désir, demande.
Activité gratuite, mais l'inscription à la MJC (8 euros pour l'année) est demandée.
Une séance d'essai est offerte sans condition.
CAFE PHILO : Deuxième jeudi du mois : 10 décembre, Au GRAND ZINC, caveau, 20 rue Marca à 18h45, précises
Sujet proposé et voté par les participants.
Sujet de la séance dernière (12 nov) : " Penser, est-ce bien nécessaire?".
Ce rythme de deux séances, la première pour l'atelier, la seconde pour le café, est en principe valable pour l'année scolaire entière.
06 octobre 2009
PROCHAIN ATELIER : jeudi 5 novembre
La séance d'octobre était consacrée à une description de l'activité de conscience : les sources corporelles, et psychiques, sensations, perceptions, émotions ; les élaborations de l'intellect.
Rappel du schéma directeur : soma, psyché, noûs. (Version chinoise : Corporel, émotionnel, mental)
Que signifie : être conscient? de quoi prenons-nous conscience: phénomènes, objets, situation spatio-temporelles ; rôle des conditionnants sociaux, culturels, imaginaires, langagiers, symboliques.
Etre conscient implique-t-il une conscience concommittante du sujet : conscience d'objet et conscience de soi. Difficultés à définir cette conscience de soi : identité, temporalité, mêmeté et changement
Réflexion sur les fondements in-sus de cette activité : langue, grammaire, vocabulaire, structures de pensée
Comparaison évoquée entre l'approche chinoise et occidentale de la "réalité".
La séance a été très riche, mais nous n'avons pu approfondir suffisamment. Ces thèmes fourniront matière à des analyses plus précises et exhaustives dans la suite du travail. Je tiens à remercier les participants pour leur intérêt et leur implication soutenue dans la démarche de connaissance.
La prochaine séance sera consacrée à une approche de l'inconscient sous l'angle pratique : comment se manifeste pour nous l'inconscient dans la vie de tous les jours? Je voudrais éviter le placage intempestif de théories déjà élaborées sur la richesse de l'expérience. Il serait bien facile de théoriser comme on le fait en cours de philosophie. Quitte à décevoir, je préfère laisser émerger les expériences dans une parole parfois un peu débridée, dans la spontanéité du témoignage et de l'évocation, sans pour autant verser dans la psychothérapie de groupe.
Une certaine indiscipline, un certain vagabondage et tâtonnement me semblent inévitables si l'on veut coller à la réalité de l'expérience.
L'Atelier n'est pas un cours. Je ne puis envisager de déverser mes connaissances sur un auditoire passif selon la logique de la maîtrise intellectuelle. Je ne veux jouer ni au professeur ni au gourou. Dans mon esprit un Atelier est tout autre chose : une vivante confrontation aux problèmes réels et concrets de la vie psychique, puisque c'est là le thème général de notre réflexion, pour cette année.
Je vous remercie de bien vouloir vous déterminer en toute lucidité par rapport à ce projet. S'il vous semble sensé je me réjouis de travailler avec vous, en toute cordialité.
23 septembre 2009
ATELIER PHILO : 1 octobre
Second ATELIER PHILO , 1 octobre à 18h30 précises MJC du LAU, cafétéria, 81 avenue du Loup, Pau
Thème de la soirée : '"De quoi sommes-nous conscients,"
Une séance gratuite.
Si vous désirez participer régulièrement à cet atelier ( jusqu'en juin inclus) la MJC vous demandera de prendre une carte d'inscription (coût pour l'année entière : 8 euros) sachant que l'activité en elle-même est totalement gratuite et sans bénéfice financier pour l'animateur.
SOMA PSYCHE NOOS : atelier du 3 septembre 09
Je suis fidèle à une conception tripartite de l'humain, que je trouve chez les Grecs, mais aussi chez les Chinois, considérant que le dualisme, (notamment cartésien) qui oppose violemment le corps et l'âme est une hérésie, et une catastrophe pour la pensée, pire encore pour la thérapie.
Les Grecs nous apprennent à distinguer trois pôles : le Sôma, la Psychè et le Noûs (j'écris plus haut NOOS, orthographe plus ancienne du terme, pour écarter toute ambigité). Le sôma c'est le corps réel : physiologie, anatomie, peau, sang, muscles, organes, viscères, fonctions, besoins etc. Rien à voir avec l'image du corps, qui est une construction psychique. Le sôma c'est le réel organique, dans son opacité, son énergie, sa puissance et sa fragilité. Ajoutons que, selon moi, nous ne le connaissons que fort mal, en dépit des avan cées fulgurantes de la science bilologique, qui décrit des mécanismes mais ne saisit pas les véritables ressorts de la puissance d'exister et d'affirmer de cette extraordinaire "substance" vitale. Je ne range totalement à la pensée énigmatique de Spinoza : "Nous ne savons pas ce que peut un corps".
Psychè désigne d'abord le souffle. Par extension "l'âme", le principe d'animation du corps. Aristote distinguera l'âme végétative, l'âme sensorielle et l'âme rationnelle, mais cette dernière me semble déjà correspondre au Noûs, principe de connaissance intellectuelle. Psychè recouvre un immense domaine de sensorialité, de sensibilité, d'émotivité, de réceptivité et de représentation, du monde environnant et de soi. C'est psychè qui nous fait sentir, désirer, craindre, espérer, demander, implorer, rejeter, choisir et agir selon des critères subjectifs, culturels, langagiers dont la puissance peut sembler indomptable. Psychè recouvre aussi bien le thymos et le kardia ( humeur et coeur), dans un pathos quasi invincible qui fait les délices du roman, de la poésie, des analyses psychologiques, et psychiatriques. Traitant de l'humeur (thymos) les premiers médecins-philosophes de l'Antiquité nous ont laissé un corpus considérable sur les avatars de la thymie : euthymie, disthymie, athymie, données immédiates du pathos, et matériau universel de la philosophie thérapeutique : règler la thymie est la fonction traditionnelle de la sagesse (Voir Démocrite, Epicure,Zénon etc).
Sôma et Psychè constituent un ensemble à la fois harmonique et conflictuel. On voit bien qu'on ne les séparera que dans une théorie, nullement dans la pratique, comme le rappelle près de nous la médecine psychosomatique - ou somatopsychique. Par rapport à cet ensemble indissociable, le Noûs représente une capacité d'abstraction, de distanciation, de critique, d'examen rationnel, donc de désubjectivation qui a fait de longtemps l'espérance des philosophes. Pouvoir se détacher des besoins pressants du corps (voir le Phédon de Platon), prendre de la distance par rapport aux désirs (Epicure), aux représentations passionnelles(Stoïciens), ouvrir un champ de réflexion universel dans son principe(Spinoza), n'est ce pas la vocation même de la philosophie, sous les auspices vénérables de la sagesse? Tout le problème étant de savoir si cette fameuse raison a quelque pouvoir sur les passions, sur les débordements et les flluctuations imprévisibles du thymos, et sur les représentations de la psychè! Je ris parfois du bel optimisme de Descartes qui croit pouvoir établir une absolue maîtrise sur les passions par la puissance de la pensée. Et, plus près de nous, je me défie, par expérience, de cette noble expérance de Freud qui croyait que de comprendre le symptôme on pourrait le supprimer.
C'est là le noeud de la question thérapeutique. Que peut la compréhension, l'intellection, la représentation lucide face aux puissances de l'inconscient? Plutôt que de rêver de quelque dominance rationnelle il vaut mieux, je suppose, cultiver la modestie et apprendre à faire dialoguer chaque instance avec l'autre, le corps avec la psychè, la psychè avec l'intellect, l'intellect avec le corps. Mais comment, tout le problème est là.
L'autre jour j'ai eu la bonne surprise de voir le triangle fondatif de la médecine chinoise. Au sommet le mental, en bas à gauche le corporel, en bas à droite l'émotionnel. Et chaque pôle doit communiquer harmoniquement avec l'autre. Pour moi, qui suis un peu trop dans le mental, c'est toujours une épreuve de me resoudre à écouter en moi l'émotionnel, dont je redoute fort les orages. Mais je sais qu'il faut le faire. Quant au corps, j'ai la chance de me porter assez bien, malgré quelques petits désagréments fonctionnels, qui témoignent, bien sûr, d'un défaut d'harmonie. Le corps proteste, réclame, inquiéte et réveille la conscience, pour une écoute plus attentive du thymos. Ah que l'équilibre est délicat, et la santé problématique!
On peut transposer encore, dans une conception plus occidentale et biologique : tripartition du cerveau. Cerveau reptilien : les besoins primaires de survie, d'alimentation, de défense et d'attaque. Cerveau limbique : l'émotion, le sentiment, le désir, les fantasmes, la soif d'amour, la peur de l'abandon, la rivalité, la concurrence, l'image inconsciente de soi. Cerveau cortical : représentation, langage, intellect, idées, théories, connaissance, rationalité. A quoi devra correspondre à l'avenir une nouvelle science de l'humain, à la fois neurologique, psychiatrique et philosophique. C'est à cela qu'il faut s'atteler avec sérieux, pour dépasser les illusions savantes de la philosophie, les apories psychologistes de la psychanalyse, et la vision trop mécaniste de la neurologie.
Nous sommes, je l'espère, au seuil d'une authentique révolution mentale et scientifique. A chacun d'y contribuer auatant qu'il est possible.
09 septembre 2009
THYMOS et PATHOS : en marge de l'atelier du 3 sept
Thymos est le siège mystérieux des affects, quelque part au centre de la poitrine, aux voisinages immédiats du plexus et du coeur. Il est imposible de rendre correctement ce terme en français : on balancera entre "âme", inutilisable, et "coeur", qui est moins chargé de relents religieux, mais trop précis, trop concret. Comment exprimer le tourment, les affres, les transports et les passions, tristes ou allègres, qui nous font frémir, trembler, palpiter, transpirer, transir, et quelquefois mourir? Tout cela c'est l'expérience sensible, physiologique et psychique tout ensemble, du "pathos" : la capacité d'être affecté, touché, meurtri et réjoui, stimulé, abattu, "exalté jusqu'au ciel, troublé jusqu'à la mort". Gamme indéclinable de nos sentiments, émotions, passions qui révèlent notre fragilité, notre vunérabilité indépassable, qui font de nous des hommes, et non des dieux.
Le pathos n'est pas vraiment la pathologie, sauf excès ou insuffisance, mais plutôt l'"affectibilité", néologisme douteux mais expressif, seul apte à rendre cette idée que l'"être affecté, l'être affectible" définit l'humain, comme l'animal d'ailleurs. Je n'apprécie point certaine doctrine qui veut faire de nous des pierres sous prétexte d'insensibilité. Voir les philosophes du Chan : non pas ne pas penser, ne pas désirer, mais penser sans penser, désirer sans désirer, ce qui est tout autre chose. On ne déracinera ni le penser ni le désirer, mais on apprendra à moduler quelque écart salvateur par quoi on saura éviter la précipitation, la "colle", l'adhérence visqueuse, la moiteur affective. Ce qui revient à attribuer quelque pouvoir réflexif et thérapeutique à la prise de conscience, mais en y ajoutant les bénéfices de la pratique. Méditer non pour tuer l'affect, ce qui en général le renforce, mais pour en réduire le tranchant.
En soi le pathos n'est ni bon ni mauvais. Il est comme les fauves. Le terrible dragon peut devenir l'animal emblématique du courage au service de la juste puissance. Aucune action ne se peut concevoir sans quelque pathos initial, et la sagesse elle-même exige le désir.
Et enfin : que serait l'art, la poésie, la philosophie même sans quelque folie? Après tout la sagesse est cette folie supérieure qui se moque d'elle-même, et plus encore des naïfs qui la croient sage!
29 août 2009
NOUVEL ATELIER PHILO de spt 09 à juin 2010
L'ATELIER PHILO reprendra en septembre à la MJC du LAU, cafeteria, chaque premier jeudi du mois de 18h30à 20h
PREMIERE SEANCE : JEUDI 3 septembre 09
THEME du CYCLE : PHILOSOPHIE de la VIE PSYCHIQUE
Objectif : donner des fondamentaux pour la compréhension des phénomènes psychiques, à partir de l'expérience de chacun, mais aussi des données de la psychologie, de la sociologie voire de la psychanalyse et de l'anthropologie culturelle. Ces connaissances et ces expériences seront examinées et discutées sous un éclairage philosophique : que pouvons-nous connaître, expérimenter, comprendre dans notre vie quotidienne en le rapportant au souci de savoir, mais plus encore au souci de vivre dans une plus grande conscience. A partir de quoi nous examinerons les divers niveaux de conscience, les modalités de l'activité psychique et réfléchirons sur notre puissance d'exister, notre désir singulier et les capacités de les mettre en oeuvre.
PROGRAMME ( provisoire : je tiendrai compte évidemment des demandes et propositions des participants ainsi que du rythme propre à ce groupe de réflexion)
Le corps et la vie psychique
La conscience
L'inconscient
Les pulsions et le désir
Fantasme, répétition et création
La sensation et la perception
La mémoire
L'imaginaire et l'imagination
Les passions
L'existence
L'éthique
Entrée libre, une séance d'essai. Par la suite je demanderai une inscription à la MJC de 8 euros pour l'année, à la fois pour donner un statut officiel à la démarche, assurer les participants et struturer au minimum le groupe. Il est souhaitable en effet qu'un groupe régulier et participant puisse se constituer : ce programme, sans être contraignant, posséde néanmoins une certaine cohérence théorique, qui s'approfondira dans un cheminement collectif, aussi bien qu'individuel.
IMPORTANT : ces séances ne s'adressent ni à des universitaires ni à des spécialistes. Il vise la formation de .base et s'ouvre à toute personne désireuse de s'initier à la philosophie. Aucune connaissance préalable n'est requise.
Le travail sera interactif : j'aurai le souci d'animer et de faire réfléchir autant que de fournir des connaissances. C'est l'esprit philosophique, dans un souci d'éveil.
16 juillet 2009
RENTREE du CAFE PHILO : 10 septembre 09
Au GRAND ZINC 20 rue Marca à 18h45
Soyez nombreux!
01 juin 2009
ATELIER PHILO du 2 juillet
Prochain ATELIER PHILO, et dernier, du cycle "Souffrance psychique et joie philosophique" JEUDI 2 juillet au LAU à 18h30.
Sujet : "SCHOPENHAUER, l'ennui, l'art et la sagesse"
J'ai renoncé à continuer plus avant la lecture de Bouddha, estimant que le fondamental a été exposé pour l'essentiel. Pour approfondir davantage il faudrait en fait sortir de la perspective proprement philosophique et entrer dans une pratique réelle, ce qui n'est pas l'objet de cette présentation.
Finir avec Schopenhauer permettra, je crois, une heureuse synthèse de ce cycle, de nature à laisser une empreinte philosophique du meilleur aloi.
J'espère la présence de ceux et celles qui ont bien voulu me suivre jusqu'ici.
De toute manière nous reprendrons en septembre avec un nouveau programme de présentation, plus interactif que celui-ci, plus proche de la vie quotidienne et réelle.
Je présenterai mes projets bientôt quand ils auront mûri davantage. GK
11 mai 2009
ATELIER du 28 mai
ATELIER PHILO : MJC du LAU , jeudi 28 mai à 18h30
deuxième partie de l'exposé "la souffrance et ses remèdes selon Bouddha" Après les grandes intuitions fondatrices voici les QUATRE VERITES NOBLES et la PRATIQUE
Approfondissement de la précédente séance, qui fut riche et pleinement interactive. Nous abordons directement la problématique de la souffrance.
A bientôt.